POURSUITE DE LA SERIE DE VISITES

du nouveau Recteur de L’Unikin à travers les entitéset les services adminnistratifs de son établissement.

Photo souvenir 1615Le nouveau Recteur de l’Université de Kinshasa, le Pr Daniel NGOMA YA NZUZI, a entrepris, depuis le lundi 22 février 2016, une série de visites sur terrain des entités et services administratifs de l’institution qu’il dirige.

Il s’agit précisément de : Facultés, entités décentralisées (Cliniques Universitaires, Centre Neuro-Psycho-pathologique, Ecole de Santé Publique, Groupe Scolaire du Mont-Amba, Institut Technique Médical, Centre Hospitalier du Mont-Amba), résidences estudiantines, services de l’administration Centrale de l’Unikin.

Photo souvenir 1613L’objet principal de toutes ces visites est pour le Recteur de voir de ses propres yeux l’état des lieux de toutes les structures qui composent l’Unikin.

Le lundi 21 mars 2016, le Recteur a visité deux entités décentralisées. Il s’agit de l’Ecole de Santé Publique (ESP) et de l’Institut Technique Médical (ITM).

Notons que le Secrétaire Général Académique, le Pr Célestin MUSAO KALOMBO MBUYU, accompagne le Recteur pendant toutes ces visites.

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Fait à Kinshasa, le 21/03/2016

Le DIRCOM/Unikin

Mathieu IYEMPILA MONKAVA

 

SOUTENANCE D’UNE THESE DE DOCTORAT

en Sciences à l’Unikin le 22/03/2016 à 10 h00′

Photo souvenir 1605L’Université de Kinshasa a organisé, le mardi 22 Mars 2016 à 10h00’ dans la salle des Promotions Mgr Luc GILLON, une séance académique de soutenance publique d’une thèse de Doctorat en Sciences par le C.T. Anscaire MUKANGE BESA de la Faculté des Sciences de l’Université de Kinshasa, Département de Physique.

Intitulé de la thèse : « Conception d’un modèle physique pour la caractérisation et la surveillance de l’activité sismique et son implication géologique. Cas de la République Démocratique du Congo».

Le Promoteur de la thèse est M. le Pr André ZANA NDONTONI, Vice-Doyen chargé de l’Enseignement à la Faculté de Pétrole et Gaz de l’Unikin.

Photo souvenir 1604Le jury de cette thèse a été présidé par M. le Pr Calvin MATONDO BWAYI et la séance académique par M. le Secrétaire Général Académique, le Pr Célestin MUSAO KALOMBO MBUYU en remplacement du Recteur empêché.

Résumé de la thèse

Ce travail  s’inscrit dans le cadre de deux  exigences : l’une d’ordre scientifique qui recommande que l’aperçu de la sismicité mondiale soit complétée, réévaluée et actualisée par des études détaillées  au niveau tant régionale que locale. Ces études sont de fois améliorées par l’introduction de nouveaux concepts allant dans le sens de la  modélisation des phénomènes naturels ; l’autre  exigence  est  d’ordre social  orientée vers recherche pour  la réduction des risques sismiques ; en effet, la République Démocratique du Congo  est le siège des séismes majeurs (7≤ m≤7,9). Par ailleurs,  la RDC enregistre ce dernier temps une explosion démographique, économique et une expansion des constructions modernes qui se réalisent le plus souvent  sans respect des normes d’aménagement urbanistique. Ce qui y aggraverait les dégâts lors de la production d’un séisme.

Eu égard de ce qui précède, notre objectif est donc, premièrement, celui de concevoir  un modèle qui caractérise systématiquement et simplement  la sismicité d’une zone à travers la mise au point d’une échelle de caractérisation qui inclue la plupart de paramètres sismiques classiques. Ensuite, le modèle est exploité pour  la surveillance de l’activité sismique et la caractérisation de la structure interne d’une zone ; ce qui permettra  de comparer de manière univoque la structure interne et la sismicité de diverses zones du globe et d’évaluer autrement le risque sismique.

Ainsi, plusieurs hypothèses ont été posées, dont:

  • existence d’une relation entre activité sismique et structure géologique,
  • possibilité de considérer les zones sismiques comme étant des structures semblables aux atomes et aux vecteurs,
  • possibilité de rassembler  diverses  zones du globe au sein un tableau unique  dit  géo-sismique.

Pour ce faire, nous avons  recueilli, sur divers sites, notamment  sur www.usgs.org et www.isc.ac.uk, les données des séismes ayant eu occurrence en RDC, de 1910 à 2013. Cette zone couvre l’étendue  allant de 10 à 35° de longitude Est et de 14° Sud à 6° Nord  de latitude. La caractérisation de la structure d’une zone a été effectuée  en  subdivisant le  territoire en sous zones suivant la longitude, la latitude et par tranche de profondeur  appelées Zones-Profondeurs; dans ces zones, nous avons calculé les divers paramètres sismiques classiques. Par la suite, ces paramètres ont été unifiés et ont donné lieu à une échelle unique de caractérisation relative à chaque zone à laquelle nous attribuons un niveau sismique. Une nouvelle  approche consiste à subdiviser les zones en vingt sous-zones, baptisées  Zones-Grilles, que nous assimilons à des « électrons » suite à l’introduction de la notion de coordonnées sismiques et la représentation vectorielle. En vue de la vérification  du modèle et de la comparaison des résultats, nous avons étendu l’étude à la caractérisation de la structure interne de deux zones de subduction : une zone de la côte pacifique des USA, l’autre de l’Indonésie.

L’usage du  modèle dont l’élément constitutif principal  est l’échelle unifiée de caractérisation a permis  de :

  • caractériser au mieux  les zones sismiques en y localisant les accidents tectoniques majeurs,
  • montrer que, contrairement au modèle classique,  le risque sismique est  non nul dans des zones déclarées asismiques, notamment  dans  la partie occidentale de la RDC qui contient  la ville de Kinshasa, l’ex- Province du Bandundu et la Province du Congo-Central, et donc à surveiller,
  • surveiller  l’activité sismique à l’aide d’un sismomètre virtuel appelé acti-sismomètre,
  • caractériser de manière universelle  et systématique la sismicité et la structure interne de diverses  zones  du globe en les rassemblant au sein d’u même Tableau Périodique Géo Sismique (TPGS),
  • établir la relation qui relie la structure à l’activité sismique et sa mise en relation  avec celle de Bénioff d’où découle sa règle ;notre relation confirme la théorie du rebond élastique de Reid,
  • montrer que la sismicité du globe se manifeste selon trois modes : le mode convergent (cas de l’Indonésie), divergent (cas de la côte pacifique des USA) et mode mixte (cas de la RDC),
  • d’apporter un argument de plus  qui confirmerait  la théorie de la dérive des continents ; cet argument est qualifié de « sismo structurale »,
  • introduire une nouvelle approche dans l’estimation du risque sismique, notamment par la mise au point d’une échelle d’estimation d’un risque sismique,
  •  Mettre enfin au point deux échelles, l’une de caractérisation de la sismicité et la surveillance d’une zone, l’autre d’estimation du risque sismique,
  • mettre en évidence le caractère simotectonique particulier du lac Kivu,
  • affirmer ce qui suit : si, partant de sa loi, Bénioff émit la règle selon laquelle « dans une région donnée, le taux de libération de l’énergie est constante » (Howell et Tazieff, 1969), partant des résultats de notre recherche nous  disons :
  1. «dans une zone donnée, la puissance sismique pondérée est constante et que   l’excès de la puissance sismique  détruit la structure  »,
  2. « deux zones sismiques ayant même taux de ressemblance, mieux même spectre quantique, et même puissance sismique ont par conséquent même structure »

Ce modèle doit être amélioré afin de cartographier davantage diverses  structures  à travers le globe et  l’exploiter en prospection géologique, prédiction sismique et dans d’autres disciplines ; aussi, la réévaluation du risque nucléaire s’impose à Kinshasa en tenant compte de l’aléa sismique non nul et de la topographie du site où est installée la centrale nucléaire de Kinshasa. Il faudrait aussi évaluer le  risque sismique à Goma  en tenant compte de la présence des volcans, de la forte densité, topographie et  du lac Kivu qui renferme du gaz méthane réputé nocif.

Mots-clés : Modèle, caractérisation, surveillance, RDC, acti sismomètre, tableau périodique géo sismique, puissance sismique, structure, taux de ressemblance, risque sismique

Après présentation du résumé de la thèse par le candidat et le débat avec les membres du jury, ceux-ci se sont retirés pour délibérer à huis clos. Puis, le Président du jury proclama la mention obtenue par le candidat : Grande Distinction.

le Secrétaire Général Académique  agissant au nom du Recteur lui conféré le grade de Docteur en Sciences avant de lui remettre le insignes de l’Université de Kinshasa : Diplôme, toge et Fanion.

Photo souvenir 1601Les chercheurs qui désirent consulter la thèse de Monsieur Anscaire MUKANGE BESA sont priés de s’adresser auprès du Vice-Doyen chargé de la Recherche à la Faculté des Sciences.

Fait à Kinshasa, le 22/03/2016

Le DIRCOM / UNIKIN

Mathieu IYEMPILA MONKAVA

Dcs