VISITE OFFICIELLE D’UNE DELEGATION DE L ‘ULB A L’UNIKIN.

Photo souvenir 949Une Délégation de l’Université Libre de Bruxelles a été reçue le lundi 08 février 2016 à l’UNIKIN. Le Recteur de  l’Université de Kinshasa, le Professeur Daniel NGOMA YA NZUZI a reçu lundi 08/02/2016 dans l’avant-midi à son cabinet de travail la délégation de l’Université Libre de Bruxelles forte de quatorze personnes conduite par le Vice-Recteur, le Professeur JAUMAIN SERGE.

Un seul point figurait à l’ordre du jour : la reprise de la Coopération institutionnelle entre les Universités Belges et l’Université de Kinshasa.

Photo souvenir 954Cette reprise sera axée sur les thématiques qui seront proposées par les chercheurs de l’Université de Kinshasa.

Etaient présents à cet échange, les membres du Comité de gestion, les Doyens des Facultés et les Responsables des entités décentralisées de l’université de Kinshasa.

La rencontre s’est poursuivie par la visite des structures ci-après :

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Photo souvenir 1086 le CNPP, la Faculté Polytechnique, la Chaire de Dynamiques sociales et Sciences Humaines, la Bibliothèque centrale, les Musées universitaires, Le Backbone, les Cliniques Universitaires de Kinshasa, L’Ecole de Santé Publique et la Radio-Campus/Unikin.

Photo souvenir 1113A noter que cette visite a été conduite par M. le SGAC, le Pr Célestin MUSAO KALOMBO MBUYU.

Fait à Kinshasa, le 09/02/2016

Le DIRCOM/UNIKIN

Mathieu IYEMPILA MONKAVA

SOUTENANCE PUBLIQUE D’UNE THESE DE DOCTORAT EN SCIENCES POLITIQUES ET ADMINISTRATIVES

le vendredi 29/01/2016 à 10h30’ à l’Université de Kinshasa.

Photo souvenir 854L’Université de Kinshasa a organisé, le vendredi 29/01/2016 à 10h30’ dans la salle des promotions Mgr Luc GILLON, une séance académique de soutenance publique d’une thèse de doctorat en Sciences Politiques et Administratives par le Chef des Travaux Dédé WATCHIBA de la Faculté des Sciences Sociales Administratives et Politiques(SSAP) de l’Unikin.

Intitulé de la thèse : « Evaluation systémique de la politique publique de lutte contre le VIH et le SIDA en R.D.C »

Le Promoteur de la thèse est M. le Pr Jean-Pierre MBWEBWA KALALA. Co-promoteurs, MM. les Professeurs Jean ABEMBA BULAIMU et KIBANDA MATUNGILA.

Le jury de la thèse a été présidé par M. le Pr François PALAMA BONGO NZINGA

Le CT Dédé WATCHIBA a abordé un sujet très intéressant pour les Congolais, car son étude concerne une problématique qui doit interpeller tous les responsable politiques et ceux du monde médical de la RDC. « La mauvaise gestion de la politique publique de lutte contre le VIH et le SIDA pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’avenir de la RDC et de l’Afrique. C’est donc une contribution à la compréhension des enjeux et défis entourant le VIH et le SIDA en Afrique ».

Résumé de la thèse:

Photo souvenir 856La déclaration politique sur le VIH/sida de 2006 a reconnu l’urgence d’un accès universel aux services de traitement, de prévention, de soins et d’accompagnement liés au VIH.

En République Démocratique du Congo, l’épidémie du VIH/SIDA, défi majeur en elle-même, complique de nombreux autres défis que doit relever le pays. Cette épidémie pose un grave problème de santé publique et constitue une menace majeure au développement économique. Actuellement en RDC, il n’existe pas de réel système de protection sociale en dehors des familles, les services sociaux de base étant largement insuffisants et de qualité médiocre, et les familles étant confrontées à un environnement de pauvreté généralisée.

La recherche de M. Dédé WATCHIBA entend ainsi contribuer à une meilleure compréhension des processus politiques au travers desquels se construit et s’entretient une vulnérabilité particulière des populations congolaises face au VIH et au Sida.

En guise de résumé de l’évaluation des différentes politiques publiques de lutte contre le VIH et le sida en RDC, on peut dire que le pays s’est aligné aux différents engagements internationaux relatifs à l’accès universel aux soins des Personnes Vivant avec le VIH, à la génération sans sida, à l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et a développé des normes, directives et guides techniques en lien avec les recommandations et standards internationaux.

Cependant, la contribution financière de l’Etat dans le financement de la politique publique de lutte contre le VIH et le sida reste trop faible et les décaissements trop lents.

Il ressort de l’évaluation du système national de Suivi et Evaluation de la politique publique de lutte contre le VIH et le Sida de la RDC que chacune de 12 composantes exigées selon les normes internationales est encore très faiblement fonctionnelle, soit à moins de 30 %. Certains aspects des composantes du système sont partiellement développés, mais dans la majorité des cas ils sont quasi inexistants.

Le système national de Suivi et Evaluation du VIH/Sida en RDC nécessite donc une actualisation au regard des 12 composantes pour une meilleure performance et une pérennisation des résultats produits par la politique publique de lutte contre le VIH et le sida.

Photo souvenir 860En effet, l’évaluation de la politique publique de lutte contre le VIH et le sida a révélé, selon le chercheur Dédé WATCHIBA, que 2 étapes du modèle séquentiel d’analyse des politiques publiques posent problème en RDC, à savoir la mise en œuvre et l’évaluation. Ces 2 étapes sont visiblement négligées avec comme conséquences des politiques publiques qui ne résolvent pas les problèmes publics qui sont à leur origine.

Pour améliorer l’ensemble de l’action publique en RDC, il est indispensable, selon lui, d’instituer des systèmes de suivi et évaluation fonctionnels dans les différents secteurs de la vie nationale dans une logique systémique qui présenterait le système de suivi et évaluation avec des composantes en interaction le constituant.

La RDC continue à afficher de faibles normes de gouvernance d’après les enquêtes publiées par les différentes agences de notation internationales.

La recherche de M. Dédé WATCHIBA, en s’appuyant sur l’Indice Mo Ibrahim de gouvernance en Afrique, a révélé que l’amélioration du niveau de financement de l’Etat dans le domaine de la lutte contre le VIH et le sida participe au relèvement du niveau de gouvernance générale du pays. Investir dans la politique publique de lutte contre le VIH et le sida assure aussi un retour sur investissement qui contribue au développement général du pays.

La confirmation actuelle de la structure de financement de la lutte contre le VIH et le Sida en RDC est porteuse de précarité et n’assure pas la pérennisation des résultats relativement positifs acquis jusque là. Toutes les principales avancées réalisées en matière de prévention, traitement, soins et coordination de la lutte sont attribuables aux apports extérieurs et restent de ce fait fragiles d’autant plus qu’ils risquent d’être annihilées ou affectées par un éventuel retrait ou diminution du financement extérieur.

L’action publique doit, propose le récipiendaire,  s’appuyer sur l’évolution des missions de l’Etat moderne et la nécessité de réunir toutes les capacités nécessaires pour remplir effectivement ces missions par une combinaison adaptée des moyens et mécanismes institutionnels, managériaux, financiers et humains appropriés. Cela passe nécessairement par l’amélioration des performances des services publics de la R.D. CONGO en instaurant une gestion axée sur les résultats couplé de l’obligation de redevabilité qui oblige les dirigeants à rendre compte de leur gestion.

Dans ce sens, il est important d’instaurer une vraie culture des audits indépendants et efficaces de la gestion de la chose publique, suggère l’auteur de cette étude. Au finish, l’amélioration de la gouvernance générale du pays participera à l’amélioration du fonctionnement du système politique congolais avec des outputs qui seront en adéquation avec les imputs de l’environnement du système, affirme-t-il.

En définitive, son étude ouvre des perspectives de recherche dans les autres domaines de l’action publique en dehors du VIH et du sida en ayant comme fondement théorique les étapes du modèle séquentiel de l’analyse des politiques publiques ou une autre théorie pertinente pour analyser les politiques publiques.

L’assistance a applaudi énergiquement, à plusieurs reprises, les réponses du candidat au cours du débat avec le jury.

A l’issue de la délibération à huis clos, le Président du jury a proclamé le résultat obtenu par le récipiendaire : mention GRANDE DISTINCTION.

Le Secrétaire Général Académique, le Pr Célestin MUSAO KALOMBO MBUYU, a procédé, au nom du Recteur empêché, à la collation du grade académique de Docteur en Sciences Politiques et Administratives au bénéfice de M. Dédé WATCHIBA. Puis, il lui a remis les insignes de l’Université de Kinshasa (diplôme, toge et fanion).

Les chercheurs qui désirent consulter la thèse de Monsieur Dédé WATCHIBA sont priés de s’adresser auprès du Vice-Doyen chargé de la Recherche à la Faculté des SSAP/Unikin.

Fait à Kinshasa, le 29/01/2016

Le DIRCOM / UNIKIN

Mathieu IYEMPILA MONKAVA